Psychogénéalogie

Portons-nous les traumatismes de nos aïeux alors que plusieurs générations nous séparent ?

Est-il possible que des évènements marquants, des secrets de famille soient encore véhiculés par les descendants et que cela provoque des répétitions d’accident de la vie, déclenche des symptômes psychiques ou physiques ? La réponse est oui.

Comment l’histoire familiale peut conditionner nos vies ou engendrer des symptômes qui sont en fait un héritage ?

Je vais vous citer un exemple qui me semble illustrer parfaitement ce que peut apporter une thérapie en psychogénéalogie.

Une personne que j’appellerai Francis (prénom modifié) souffre de maux de gorge récurrents ainsi qu’une mauvaise circulation sanguine qui donne une sensation de froid permanente à l’extrémité des membres (syndrome de Reynaud). Après de nombreuses consultations médicales qui ne résolvent pas ses soucis de santé, Francis pense que ses maux sont de nature psychologique et décide de consulter.

Une thérapie en psychogénéalogie est effectuée.

Après plusieurs séances et beaucoup de travail de recherches, l’arbre généalogique de Francis est reconstitué. Celui-ci a pu remonter jusqu’à la période de la Révolution française et découvre que son aïeul avait été guillotiné le 09 janvier 1793. Francis est né le même jour, le 09 janvier mais quelques années plus tard….en 1963 ! Inutile de décrire la stupéfaction de Francis en découvrant cet évènement particulièrement traumatisant et inattendu.

Un travail thérapeutique a été effectué suite à la découverte de cet évènement et les symptômes de Francis ont tout simplement disparus.

La psychogénéalogie permet un travail très intéressant afin de comprendre certains modes de fonctionnement, choix de vie, qui peuvent être une répétition de modes de fonctionnement ou choix de vie de nos aïeux. Nous portons inconsciemment le poids des histoires de famille.

Bien sûr, on peut entreprendre cette démarche sans avoir de demande particulière, dans un simple but de développement personnel et d’investigation sur la cellule familiale, les valeurs traditionnelles appliquées par nos aïeux. Néanmoins, elle reste une véritable démarche thérapeutique.

La méthode est particulièrement indiquée en cas de deuils non faits, de traumatismes non intégrés et/ou non verbalisés. Elle ne requiert que quelques heures pour comprendre l’origine des difficultés.

L’outil utilisé pour cette thérapie est le génosociogramme. Cela consiste à faire un graphique représentant un arbre généalogique qui remonte généralement à la troisième génération (voire plus si nécessaire). Il est important d’indiquer les noms, prénoms, dates de naissance, les métiers et tous les évènements marquants, dates et causes de décès, accidents, migrations, secrets de famille, etc…

Nous pouvons penser ne pas connaitre les détails de l’histoire familiale, mais le fait de réfléchir et se mobiliser permet de repenser à des anecdotes, se souvenir de telle ou telle confidence, etc…. et petit à petit le puzzle se met en place.

Le résultat est souvent très éloquent quant aux liens que l’on peut avoir, sans même l’avoir soupçonné, avec nos ancêtres. Cela va jusqu’à même constater des vies parallèles avec l’arrière-grand-mère que nous n’avons pas connue, l’oncle qui « ne fait plus partie de la famille » depuis toujours sans trop savoir pourquoi ou encore cet aïeul lointain de qui on dit qu’il n’était pas le fils de son père….

Le thérapeute vous accompagne dans cette action de recherche, vous soutient pour établir les liens qui semblent les plus probants et vous aide à dénouer les attaches transgénérationnelles traumatisantes.

A qui s’adresse cette thérapie ?

  • Jeunes adultes
  • Adultes